L’enfer technocrate

Dans l’enfer technocrate
la tumeur se répand
en d’innombrables serpents
qui franchissent l’Euphrate.

Nos gosses se font tuer
dit laTerre. Je pleure.
Les fusils fanent les fleurs
et la paix s’enterre, gelée.

Cette paix, pète les plombs pour des pesetas
du flouze de l’oseille de l’or, noir ou jaune.
L’argent n’a pas d’odeur, mais nous embaume
et devient déraison. Raison d’état.

Roland Lagoutte - 4 avril 2003.