La caresse de ton regard
C'est bon, c'est bon de délirer sous la
caresse de ton regard,
exprimer fantasmes sans égard,
remplir ton antre de mes yeux hagards
rejoindre ton âme au divin sonnet du sommeil,
et comme nul autre pareil
vénérer ton sein et exhorter ton cur.
Toi, rose prophétique, sexe assoiffé d'héroïque
fantaisie,
tu reçois mes assauts de tes reins généreux.
Poitrine pleine et impérieuse,
tu ériges les ébats aux sommets de tes seins.
Valve sonnante de douleur
vulve redondante de glissement
et de doigtés indiscrets
je te veux gémissante au sommet de mon sexe,
dans l'attente de ta fulgurante plénitude
défigurant nos beautés ordinaires,
pour ériger, enfin,
le baiser du monde dans ton ventre aux abois.
Roland Lagoutte, 8 février 2002