Lettre à Emmanuelle

Du fin fond de notre sommeil
ronronne patiemment l'heure de notre éveil
et déjà, il sonne le glas
de ces heures de trépas
où parfois l'absence nous enlise
de ce trop-plein de tristesse soumise.


À toi qui flirtes avec les vents marins
et chevauches l'élan de nos frères dauphins,
j'aime baigner ton âme de ma tendresse
et souligner tes mots comme une caresse.

La vie ressemble parfois à ces clochers éteints,
où seule la voix brise de son charme taquin
la morne détresse où confusément nous nous traînons.
Poésie amoureuse jusqu'au sourire du lagon,
ton amitié prend le temps de polir la perle
d'où jaillissent les mots en fougueuses gerbes.


Roland Lagoutte, mardi 6 août 2002.